25 févr. 2018

Mon parcours scolaire


Pour commencer, je tenais à remercier les personnes qui m'ont motivé à écrire cet article.



Je ne vais pas vous faire de leçon, ni vous dire quoi faire car ce n'est pas mon but.

Cet article a pour objectif de partager mon expérience, un bout de ma vie avec vous. 

Je ne dis pas que je suis parfaite et j'ai fait des choses regrettables. Je ne veux pas non plus recueillir votre pitié. Je veux juste que les personnes qui souffrent de phobie, de dépression ou de toute autre chose se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls. 


Dans cet article, il y a pas mal de choses que mon entourage ne sait pas. Je sais qu'ils me suivent sur les réseaux donc j'ai longuement hésité à écrire ceci. 

Je tiens également à dire que je n'ai pas abordé tous les événements qui se sont passé car cela reste personnel et de mettre des mots sur certaines choses reste encore très dur. 
Je vais vous faire part que de quelques bribes de ma vie.
Je suis consciente que mes peurs et mes doutes ne sont pas dû qu'à l'école.


L’école primaire

Je dois dire que de la maternelle au CM1 je n’ai jamais eu de souci particulier. J’avais des amis, j’avais des bonnes notes tout allait bien. 
Arrivée en CM2, je faisais énormément de fautes d’orthographes même quand je devais recopier quelque chose du tableau. 
Ma prof me disait : « Non mais tu le fais exprès, ce n’est pas possible ! » 


Bref, je me suis un peu sentie rabaissée et je ne comprenais pas tout ce qui se passait. Pourquoi je faisais tellement de fautes d’orthographe même en recopiant ?



Le collège

Mon arrivé au collège était plutôt stressante mais j’étais contente d’y être enfin ! 
C’est d’ailleurs là que j’ai remarqué que je ne voyais rien du tout au fond de ma classe. J’en ai parlé à mes parents qui ont pris RDV chez un ophtalmo. Et là on m’annonce que j'étais myope. Et pas qu’un peu. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas remarqué avant ? Peut-être parce que je ne savais pas ce que c’était ? 

Je vois bien de près mais de loin, c'est une autre histoire. Je vois bien d’une distance de 40cm. Ce qui est très peu. 

Bref, je devais donc porter des lunettes au collège. Pour moi c’était hors de question. Les lunettes c’est moche, c’est ringard. Je les portais que pendant les cours mais dès le retentissement de la sonnerie, je les retirais. 

Je ne m’assumais pas.

Mon prof de maths ne s’intéressait qu'aux bons élèves. Si tu étais nul, il valait mieux te taire. 

J’ai donc commencé à détester les maths. Et j'avais surtout l'impression d'être une moins que rien. 

J’avais énormément envie de me faire des amis mais je me sentais à chaque fois forcé d'être une autre personne pour qu'on s'intéresse à moi. Je faisais comme eux mais ce n’était pas moi. 

Au début, je mangeais seule à la cantine. Les gens autour se moquait de moi parce que je mangeais seule. J’ai commencé à me refermer de plus en plus sur moi-même. Je ne comprenais pas pourquoi le fait de manger seul pouvait être la honte et pourquoi on se moquait de moi à cause de ça ? 

J’ai alors tout fait pour ne plus être seule. S’en est même devenu ma hantise.

Ma préoccupation principale : Ne surtout pas manger seule.

Une fois, en 5ème, j’étais avec une amie et un garçon l’embêtait. J’ai donc dis à ce garçon « Arrête ! ».
Et il m’a répondu « Tais-toi, t’as vu comme tu es grosse ? D’où tu me parles ? »

Là, c’était le choc. 

Je ne faisais pas attention à mon physique, enfin pas plus que ça. Je ne me sentais pas spécialement grosse ni spécialement maigre mais là, il avait tout remit en question.

J’ai commencé à me sentir mal, à la cantine je ne voulais pas trop manger par peur qu’on me juge. J’ai commencé à complexer énormément

Le collège est pour moi le début de ma descente en enfer. 

Je faisais toujours comme si tout allait bien mais au fond de moi j’étais au plus mal. Je souriais quand on me faisait une remarque désobligeante pour cacher ma souffrance. 

Je suis devenue méchante avec ma famille. A chaque fois que j’arrivais au collège, je devenais quelqu’un d’autre, je faisais comme tout le monde. Je critiquais un tel parce que tout le monde le faisais, je me plaignais pour un rien. Si quelqu’un avait un avis sur quelqu’un ou quelque chose, je me disais d’accord même si ce n’était pas le cas.

Je me sentais de moins en moins bien. J'avais mal au ventre le matin lorsque je devais me rendre au collège. J'avais peur que ça se passe mal, qu'on me critique ou qu'on me juge. C'était devenu tellement récurant. 
Je me sentais en état de stress du matin au soir. J'avais hâte de pouvoir rentrer chez moi et m'enfermer dans ma chambre. 

Je rentrais en pleurant car je devais contenir toute ma tristesse quand j'étais en cours. J'avais perdu le goût à la vie et j'avais de plus en plus de mal à faire semblant d'être une autre personne les trois-quarts de mes journées. 
Peu à peu, j’ai commencé à ne plus aller en cours. Je disais à mes parents que je ne me sentais pas bien, que j’étais malade, enfin bref, toutes les excuses possible en fait.
Au début ils n’ont pas fait attention. Mais peu à peu c’est devenu trop récurant. Mais malheureusement, ils travaillaient très tôt donc il ne pouvait pas vérifier si j’allais réellement en cours. 

J’ai commencé à ne plus manger. Je n’avais même plus la force de me lever de mon lit. J’avais perdu 7kg en très peu de temps. 

J’étais heureuse. 

J’étais contente de ne plus manger et d’avoir autant maigri. Je me disais que l'on ne pouvait plus se moquer de moi maintenant. 
En 3ème je n’allais presque plus en cours.

Mon objectif était : devenir maigre et jolie. 
Mais ça ne me convenait jamais.

Les gens continuaient à me juger sans cesse. J'avais honte de qui j'étais et mes résultats scolaires ne me préoccupait pas plus que ça. 
Mes angoisses commençaient à s'empirer. J'avais mal au ventre du matin au soir. Me lever pour aller en cours était devenu un combat. Et souvent ce combat était trop dur. J'étais la perdante. Je restais dans mon lit toute la journée à me questionner. 



J'en avais contre la terre entière. Pourquoi j'étais comme ça ? Pourquoi je n'étais pas parfaite ? Pourquoi je devais sans cesse faire semblant d'être quelqu'un d'autre pour que l'on s’intéresse à moi ? 

Qui étais-je vraiment ?


Le lycée 

Comme je n'avais pas de bonne note au collège et comme je n'avais pas mesuré l'impact de mes choix pour ma vie future, je me suis retrouvée dans une filière qui ne me correspondait pas du tout. Je suis donc rentré en Bac Pro Secrétariat

Mais bon, je me suis dit : Nouveau départ, on va reprendre tout à 0. 


J'ai tout de suite vue la différence avec le collège. C'était 10x plus grand, le regard des gens étaient encore pire, je sentais le poids de leur jugement sur moi. 


Une fille de mon collège était dans la même classe que moi. Je restais avec elle. Elle voulait absolument se faire des nouveaux amis et faisait tout pour que les filles de ma classe s’intéressent à elle. 
Mais tout le monde se moquait d'elle, et personne n'osait lui dire (elle ne le remarquait pas) 
Je me suis dit que j’allais être gentille et le lui dire. 

La pire erreur. 

Quand je lui ai dit, elle a commencé à me dire que c’était moi qui n’arrivais pas à me faire d’amis, pas elle. Elle a commencé à me juger sur mon physique et m'insulter de tous les noms.
Les autres filles qui se moquaient d'elle ont commencé à se mettre avec elle et à se moquer de moi. 
Sur Facebook elles ont commencés à parler de moi, au lycée également, j'étais leur nouveau jouet. Je n'ai jamais eu le courage de leur répondre...


C'était la descente en enfer. Je voulais juste l'aider et ça m’est retombé dessus. 
Je comprenais de moins en moins le raisonnement des gens. 

En parallèle, j'ai eu des soucis avec des garçons de mon lycée. On me faisait tout le temps des remarques désobligeantes. Toujours sur mon physique. "T’es bonne", "T'as jamais pensé à tourner dans un film de cul, tu serais vachement bonne", et j'en passe... J'étais choquée et je ne répondais jamais à tous ces messages. Et en ne répondant pas j'avais le droit à des remarques supplémentaires, comme "Sale pute" par exemple. 
Je me sentais salis par tout le monde. Je n'osais plus me regarder dans un miroir. 

C'est à partir de là que j'ai arrêté d'aller en cours.

Pendant presque 1 an je n'ai plus mis les pieds dans un lycée. Je ne sortais plus de chez moi. 
J'étais enfermée dans ma chambre, je ne voulais pas voir le monde extérieur. Il me faisait peur. Tous ces gens qui jugeaient tout le monde sans raison. 

L'année suivante je suis retournée en cours dans un lycée privé. Ce n'était pas facile de retourner en cours car j'avais beaucoup de mal après tout ce qu’il s’était passé. Mais ma deuxième seconde s'est bien passé. Même si je n'arrivais pas à tenir une semaine entière de cours. 
J'avais souvent rendez-vous avec la directrice et elle me réprimandait car j'étais souvent absente le mercredi (ça me faisait une coupure et ça me faisait du bien de souffler). J'étais fière de moi car je réussissais à retourner en cours régulièrement. Même si ce n'était jamais assez bien pour les profs... 

J'avais toujours cette angoisse de me rendre au lycée. J'avais peur de ce qu'il allait se passer. J'imaginais toujours les pires scénarios. 
Ma première était plutôt chaotique. J'avais des bonnes notes mais je n'y allais pas souvent. Les vieux démons du passé revenaient sans cesse. Je ne me sentais pas moi-même. Je n'avais pas vraiment d'amis. 
Certes, je traînais avec des personnes mais c'était pour ne pas être seule. Je ne me sentais pas moi-même. Je n'ai jamais pu me confier sur mes angoisses.

Au milieu de ma première j'ai déménagé pour vivre avec mon copain. Je suis donc partie dans le Nord. (Je vivais en Alsace avant) 
Je suis donc rentré dans un lycée en cours d'année. J'avais très peur car tout le monde se connaissait déjà et là encore je ne voulais pas me retrouver seule. Mais j'étais avec mon copain et cela calmait mes angoisses. 

Je n'ai pas eu de souci particulier dans ce lycée, les gens venaient de tous les milieux et tout le monde s'entendait super bien. Ça m'a fait du bien d'être dans ce lycée.

Je me suis rendue compte à ce moment que j'étais en bac pro sans savoir ce que je faisais ici.
Je ne voulais pas faire ça, cela ne me correspondait pas.
Je voulais aller en série générale, mais si vous avez fait un bac pro, il est presque impossible de retourner en général. Le contraire est possible mais pas l'inverse.

C'était un coup dur pour moi.

Je me suis renseignée sur internet et j'ai vu qu'il était possible d'aller en Bac Techno si tu as de bonnes notes et que le principal de ton école te fait une lettre de recommandation te donnant son accord pour que tu changes d'orientation. 

J'avais de très bonnes notes et mon principal était vraiment gentil. Il m'a dit qu'à ma place il ne ferait pas ça, car cela va être dur pour moi. Mais j'étais motivée et je voulais absolument passer en série technologique.

Mais en faisant ça, j'ai dû redoubler ma première. 

Je suis donc rentrée en Bac Techno. 

J'étais contente ! Mais j'ai vite déchanté. Ce n'était pas comme je l’imaginais. J'avais deux ans de plus que toute ma classe. J'avais grandi. 

Les gamineries ont continués. Je pensais que c'était dû au Bac Pro tous ces problèmes. J'ai toujours entendu dire "Les bac pro c'est des moins que rien, ils cherchent toujours les embrouilles, ils ne sont pas matures", mais je peux vous assurer que ce n'est pas une question de série. 

Bac pro, Bac Techno, Bac général, c'est pareil partout. 

Je me suis donc dis que je m'en foutais et que j'allais vivre ma vie, si je n'ai pas d'amis je m'en moque. C'est ce que j'ai fait. Certaines personnes se moquait d'une fille de ma classe, vous savez pourquoi ? Car elle avait de grands pieds. 

Oui, elle avait de grands pieds, et alors ? 
Cette fille en question le vivait bien et je peux vous dire que j'étais tellement fière d'elle. J'aurais voulu être aussi forte qu'elle quelques années plus tôt. J'étais souvent assise à côté d'elle d'ailleurs. Elle me racontait sa vie et c'est là que je me suis rendue compte qu'elle n'allait pas si bien que ça. Elle commençait à venir de moins en moins en cours, etc…

Je me revoyais. 
Est-ce que j'ai essayée de l'aider ? Je dois vous avouer que non... Pourquoi ? Je ne sais pas... J'étais encore moi-même instable. 

Et moi aussi j'allais de moins en moins en cours. Ca me rattrapait toujours. Je n'avais plus de problème de harcèlement etc... Mais certains matins je me réveillais en larmes et je n'arrivais pas à me rendre en cours. 
Mon CPE ne comprenait pas. Il m'a plusieurs fois convoqué dans son bureau. Il m'a demandé si mon copain me tapait (je vivais avec mon copain, et il le savait). J'ai dit non mais il ne me croyait jamais. Il n'a jamais cherché plus loin. Je pense juste qu'il n'aimait pas mon copain donc il se persuadait de ça.

Je suis tout de même passé en Terminale, et je n'allais presque plus en cours. J'y allais juste pour les cours important pour le bac. J'étais persuadée de l'avoir.

Mais je ne l'ai pas eu. Et encore une fois c'était la douche froide. Il était hors de question que je redouble une 3ème fois. 

Ma vie était foutue. J'ai loupé ma vie. Je n'ai pas mon bac que vais-je faire ? 

Après beaucoup de question et beaucoup de soutien de mon chéri j'ai décidé de le passer en candidat libre. 
Encore une année à la maison. J'aurais mon bac à 21 ans... La honte. Les personnes ont leur bac à 18 ans. Moi je l'aurais à 21 ans... 



Et alors ? C'est ta vie ! Tu as ton passé, tu t'es cherchée, tu commences enfin à te trouver, tu vas laisser des gens que tu ne connais même pas te juger parce que tu passes ton bac à 21 ans ? Bien-sûr que non ! 

J'ai eu mon bac et pour moi c'était un des plus beaux jours de ma vie... Certes je l'ai eu à 21 ans, mais ça représente tellement pour moi. C'est un gros poids qui s'en est allé. J'ai tellement galéré que ça m’a vraiment rendue fière. Oui je suis fière de moi pour la première fois. 

J'ai décidé de faire une Licence de Lettre Moderne. J'étais prête à retourner en cours. Mais suite à quelques soucis (rien à voir avec ma phobie) je n'ai pas pu... C'était vraiment dur pour moi. 
Mais en septembre, je rentre bel et bien en Licence de Lettre ! Et ça me remplit de joie. 

Je vous ferais surement un article pour vous dire comment s'est passé cette rentrée ! Je sais que ça ne va pas être facile de retourner en cours mais je suis tellement motivée que j’espère vraiment y arriver. J'y crois fort. 

J'ai l'impression que je me suis enfin trouvé, je suis une personne à part entière. J'ai des sentiments, j'ai un cœur, je ne suis pas parfaite mais je me suis trouvée et je suis heureuse de m'être enfin trouvé. 
Cela peut paraître bête mais se trouver est la chose la plus étrange et la chose la plus belle à la fois. 


Ce que je tire de toute mon histoire 

La scolarité ce n'est pas facile, ça peut casser une personne, elle peut se perdre, mais le principal c'est qu'il ne faut jamais perdre espoir. Trouvez-vous. La lecture m'a énormément aidé je dois l'avouer. 

J'ai découvert un monde tolérant, rempli d'empathie, rempli d'amour. Je suis contente d'avoir trouvé cette passion pour m'aider. 

Je dois dire que mon copain m'a énormément aidé. D'avoir une personne qui vous soutient est super important. Je sais que tout le monde n'a pas cette chance d'avoir une personne à qui se confier sans la peur d'être jugé sans cesse. Mais c'est important de parler de vos problèmes. Ne vous renfermez pas sur vous-même. Je suis prête à écouter chacun de vous, j'aimerais aider toutes les personnes souffrantes de dépressions, phobie scolaire, harcèlement, peu importe. Si vous n'avez personne à qui parler sachez que je suis là. 

Vous n'êtes pas seul.

Je souffre toujours, sortir est un réel défi pour moi. Parfois je veux rester dans mon lit toute la journée. Mais j'essaie d'aller de l'avant, de profiter de la vie à fond. J'ai 21 ans, j'ai toute une vie devant moi. 

Je veux voir, faire tellement de choses. Il faut que je me donne les moyens d'avancer. 

Se renfermer sur soi-même va servir à quoi ? 

Des fois je me dis que toutes les personnes que je croise ont les mêmes angoisses que moi, et d'un coup, j'ai un peu plus confiance en moi et je me dis que je ne suis pas seule.
Je n'ai appris que tardivement ce qu’est la phobie scolaire. Je pense qu'il faut plus en parler. N’ayez pas honte. 

J'ai l'impression que les professeurs ne comprennent malheureusement pas ce problème. Les parents ont du mal également.
"Avoir peur d'aller à l'école ? On ne t'emmène pas à l’abattoir, n’exagère pas." 
Et bien sachez que pour une personne qui souffre de phobie scolaire, c'est exactement la même chose. 

On a l'impression qu’il va nous arriver les pires malheurs du monde. Et puis souvent, il y a cette impossibilité à sortir de chez soi. C'est comme si il y avait un mur invisible devant vous. Vous ne pouvez plus avancer même si vous avez envie de passer par-dessus. 

Pour moi, c'est quelque chose d'inexplicable. J'adore l'école, j'adore apprendre mais j'ai toujours cette peur de m'y rendre. 

C'est contradictoire d'être émerveillé par quelque chose qui nous effraye autant. 

Si vous préférez faire vos études par internet c'est une solution. Souvent les gens ne le comprennent pas. "Tu vas te renfermer sur toi même, ça va être encore pire !".

Si vous êtes sûr que cela peut vous aider, foncez !
Je vous soutiens. J'ai moi-même hésité à faire cela, mais je ne pense pas être assez assidue pour que les cours par correspondance me correspondent. 

Je pourrais vous conseiller d'aller voir un psy, mais personnellement j'ai déjà tenté l'expérience et c'était encore pire.

La personne qui m'aide au quotidien, c'est moi même. Je cherche la motivation toute seule. Je me fais des défis, je me dis des choses qui me motivent. 

Quand je n'arrivais plus à sortir de chez moi je me disais "Si tu sors aujourd'hui, tu as le droit à un livre". C'est tout bête mais ça m'a aidé.

Mais je pense qu'il faut surmonter ses peurs. La meilleure chose à faire c'est de le faire à votre rythme. Si on vous force, c'est encore pire. Il faut que cela vienne de vous. Malheureusement, les gens ont du mal à le comprendre.
Plus on me forçait, moins j'avais la force de passer ce mur. Soyez courageux. Prenez votre temps. Si vous n'êtes pas prêt cette année faites-le l'année prochaine. Ce n'est pas grave si vous finissez vos études à 40 ans. Tant que vous avez fait le parcours que vous vouliez. 

N'ayez pas honte de vous, vous êtes tous formidables j'en suis sûre. 

7 commentaires:

  1. Bravo ! Tu as bien du courage, à la fois d'écrire cet article et de n'avoir jamais baissé les bras. Tu es capable de grandes et belles choses - il n'y a qu'à voir ce que tu fais ici - et tu es un bel exemple pour tous ceux qui souffrent au quotidien.
    Bravo encore pour ton article, c'est grâce à des témoignages comme le tien que les choses, petit à petit, pourront changer, peu à peu.
    Plein de bisous ! 😚

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    1. Merci Hélène ! Ton message me touche énormément. J'espère que ce message parlera à d'autres personnes et qu'ils pourront se rendre compte que ce n'est pas impossible de remonter la pente, même si ce n'est pas facile à faire.
      Bisous ! :)

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    2. Plus ce genre de témoignages afflueront et plus il y aura de gens à croire qu'une vie meilleure est possible !
      Le tien aura surement de belles repercussions :)

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  2. Merci pour cet article, pour ton courage d'avoir su poser ces mots. Il n'y a pas de situation unique, tout dépend de la manière dont on vit un événement. J'ai été victime de moqueries et de violences verbales au collège. C'était dur mais j'avais aussi le soutien nécessaire pour affronter cela. Au lycée les choses ont changé et j'ai vécu quelques unes de les plus belles années. Mais quand je repense au collège je me souviens de la cruauté que mon peut subir, de la mauvaise influence des autres qui peut nous faire changer malgré nous ou nous incite dans un moule qui nous révulse. Et cela fait quelques années à peine que l'on a envie donné un nom au harcèlement scolaire qui n'était qualifié que d'enfantillages sans importance avant... Merci pour tes mots plein d'espoir! On a tous de la valeur, de l'importance et on a tous besoin de soutien et de courage pour avancer ! Essayons de nous en donner un peu les uns aux autres :) a bientôt !

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    1. Merci pour ton message, il m'a énormément touché. C'est vrai que malheureusement avant le harcèlement scolaire n'avait pas de nom. On ne nous prenait pas au sérieux et cela nous affectais d'avantage. Mais je suis d'accord avec toi, il faut se soutenir et aider les personnes qui sont plus sensibles que nous. Je ne connais au moins 1 personne dans mon entourage qui souffre de ce problème d'harcèlement ou de phobie scolaire. Je pense qu'on est tous concerné. Il ne nous reste plus qu'à agir et à changer cela !

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  3. Je me suis tellement reconnue dans ton histoire... C'est très touchant, merci d'avoir partagé cela avec nous !
    J'ai moi aussi du jouer un rôle pour me faire des amis au collège/lycée mais en seconde j'en souffrais vraiment beaucoup. La mentalité de mes camarades me dégoutait et j'avais peur en voyant ce qu'ils pouvaient penser des autres qui étaient bien plus "stylés" que moi... Les ados jugent du matin au soir, ça leur permet de se sentir au dessus, parce qu'en réalité ils ont peur qu'on les rabaisse aussi.
    Je crois que tu as fais de très mauvaises rencontres et que c'est ça qui a déclenché tes angoisses. Que ce soit tes profs ou les camarades, tu t'en ai pris plein la figure et c'est écœurant ! Tu ne pouvais pas savoir que tu étais myope puisque tu es surement né comme ça donc tu ne pouvais pas comparer avec une autre vision du monde.
    En seconde j'ai dû redoublé car j'ai raté une trop grande partie de l'année parce que ma maladie commençait à se déclencher si on peut dire, pourtant j'ai tout fait pour travailler au fond de mon lit mais le lycée n'a rien fait pour que je puisse passer les contrôles ! Ils ne m'ont pas aidé et ensuite ils m'ont puni en me faisant redoublé. C'était la goutte d'eau et à partir de ce jour je n'ai plus jamais reussi à franchir le pas de la porte d'entrée de ma maison lorsque je devais me rendre au lycée... Ça fait 3 ans et demi que j'étudie à domicile et je vais pas mentir c'est dur mais je peux enfin etre moi meme et vivre paisiblement sans tous ces gens toxiques qui m'empêchaient de me concentrer sur mes études. Ma famille s´inquiète aussi que je m'isole mais moi je trouve qu'avoir très peu de gens autour de soit qui prennent soin de moi c'est bien mieux que beaucoup d'amis toxiques ! J'ai jamais été aussi heureuse que depuis que j'ai quitté le lycée.
    Je vois une psy depuis 3 ans et elle m'aide énormément, elle est extra ! Je ne sais pas comment tu fais pour surmonter ça toute seule, je suis impressionnée ! C'est cool que toutes les deux on ait trouvé un refuge dans la livres.
    Je ne sais pas comment cela se passera quand je devrais faire mes études supérieures mais je suis motivée et je vois que toi aussi donc je te souhaite tout le bonheur du monde ma belle Emilie <3 Tu es une fille géniale qui ne mérite pas toute cette haine.

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    1. Wouah, merci Alice pour ton message. Il m'a énormément touché et il me fait énormément plaisir. Tu es une fille formidable et je ne comprends pas comment on peut s'en prendre à toi.
      Tu m'avais déjà un peu raconté ton parcours scolaire mais je n'arrive toujours pas à comprendre et je pense que je ne comprendrais jamais pourquoi ton lycée ne t'as pas aidé. Ce n'est pas comme si tu n'y allais pas pour le plaisir. Tu as ta maladie et je pense qu'ils ne se rendent pas compte comment cela doit être dur pour une jeune fille de vivre avec ça. A la place ils s'en prennent à toi. Quelle honte !
      C'est fou qu'on a vécu des similitudes dans notre parcours et cela prouve bien que nous ne sommes pas des cas isolés. Je pense qu'il faut partager nos expériences pour sensibiliser un max de personnes.
      Je suis contente de te savoir heureuse en ayant quitté le lycée, tu es quelqu'un de remarquable, je t'admire beaucoup. Je te souhaite de réussir dans ta vie et de continuer à être heureuse tu le mérite plus que n'importe qui. Love ♥

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